| | | NAISSANCE D’UNE NOUVELLE IDEOLOGIE TACTIQUE : | Sam 29 Déc - 3:28 par Admin | NAISSANCE D’UNE NOUVELLE IDEOLOGIE TACTIQUE :
Durant l’année 1974-1975, j’étais chargé de la direction technique d’une équipe amateur. Le terrain était moins large et ce manque d’espace qui n’était qu’à l’avantage de la défense adverse, me posa des problèmes devant toute tentative offensive collective osée de la manière traditionnelle, et ce malgré l’existence de quelques joueurs dotés de grandes qualités techniques. Ce qui m’incita à trouver une solution offensive urgente à ce problème.
Alors, le 1er jalon était de créer des espaces libres. Comment s’y prendre dans ces temps où la tactique de mode qui prédominait était encore le « 4-3-3 »?
Ce fut l’idée de jouer dans le même couloir d’une manière qui paraîtrait timide avec l’ailier, le milieu offensif, un récupérateur comme soutien, et un attaquant de pointe en appui, tandis que le reste, et notamment l’autre milieu, l’autre ailier et l’autre latéral suivent de loin tout en étant prêts pour surgir en temps opportun dans le but de terminer l’action,sachant que ce sont souvent des joueurs du milieu qui marquent des buts…
C’était le 4-3-3 avec un type d’animation nouveau dont les principes étaient l’occupation du milieu, la création des espaces, et le soutien constant du possesseur du ballon. Depuis lors, je l’ai modifiée par nécessité tactique qui impose un surnombre dans le milieu pour plusieurs raisons :
être près des acteurs pour les soutenir cons-
tamment;
donc, attirer par cette astuce plus d’adver-
saires de façon à les éloigner de leur poste officiel…
donc, ouvrir des espaces dans l’axe et plus
encore dans l’autre couloir où va se trouver automatiquement de un à trois partenaires en repos et libres de tout marquages…
Ce qui m’a inspiré en fin de compte le 3—5—2 avant qu’il ne soit connu officiellement dans les milieux du football, et ce pour pouvoir mener une attaque placée dans le même couloir, tout en défiant ces thèses qui interdisent l’implication d’un grand nombre dans une action. Cependant, bien que confiant et convaincu de son efficacité, je n’ai pas osé par réserve, la révéler depuis cette époque avant de l’avoir étudiée profondément et expérimentée personnellement plusieurs fois avec plusieurs équipes et joueurs de différents niveaux techniques et de différentes catégories.
Maintenant, elle est confirmée surtout quand on en constate quelques aspects utilisés çà et là dans des matches de tout niveau et toutes les écoles ( Voir : le Brésil des années70( avec Pélé – 1982-86 avec Socrates et Zico ; Cruyff -Hollande; Angleterre et Allemagne - années 70; URSS -années-1980;l’Italie de 1982 avec Berzote animée par Conti et finie par Paolo Rossi ;l’Argentine de Carlos Bilardo-86-Maradona qui libérait Valdano, Buruchaga, Enrique… et surtout dans les éliminatoires de 2002, avec Ortega;France 98, 2000 (Zidane) qui libérait T.Henry, E.Petit, Wiltord…; Galatasaray de Fatih Terim-2000 avec Haggi( le roumain comme meneur de jeu;Real de Madrid –2003-04 ; 04—05 --Zidane-)… la Colombie championne de la copa américa ;Valence de Cooper –deux fois en champions ligue ; le Réal de Madrid grâce à Zidane au temps de Del Bosquet ; Luverkusen de Topp Moller et l’Allemagne finaliste du mondial-2002 et qui commença à l’utiliser juste après son humiliation par l’Angleterre 5-1; Arsenal sur son terrain, mais pas à l’extérieur; Ceska de Moscou Coupe de l’UEFA-2005 à Lisbonne; Chelsea en championnat d’Angleterre-2005-2006 avec Mourinhou; F.C. Barcelone- quelques matchs de Ronaldinho-2004--2005-et surtout contre Chelsea dans les deux matchs aller et retour de la 8ème de finale de la ligue des clubs champions -2005-2006 …et d’autres clubs ça et là , mais d’une manière improvisée…
Dans le mondial-2006 :l’Allemagne de Klinnsman mais à dominante dans le couloir droit cette fois-ci…pas comme en 2002… et surtout l’Argentine dans ses 1ers matches et l’Italie de Marcello Lippi.
REMARQUE IMPORTANTE:
Remarquez que dans n'importe quel système à
dominante offensive, l'animation et l'orientation du jeu en verticale latérale restent l'arme la plus simple et la plus efficace pour envahir facilement le camp adverse et se créer ainsi de véritables opportunités de but (Cf : matches sus indiqués),outre les différents autres avantages à votre profit devant l'impact négatif que cela peut avoir sur l'adversaire au niveau physique, psychologique et moral. On n'a plus besoin alors d'expliquer comment il faut continuer si tous ces objectifs auront été atteints au cours du match !
Quant au jeu dans l'axe, on verra facilement sa nécessité lorsque l'adversaire se préoccupe plus des côtés, laissant ainsi des espaces au milieu : ce sont des choses qui vont sauter aux yeux et que n’im- porte quel joueur prendra alors cette initiative de changer, surtout en voyant l'adversaire dérouté .
Tout devient alors facile: conservation du ballon, changement d’aile, et l'on peut assister à toutes les fantaisies techniques (dribblings, feintes et tout
geste technique) tant convoitées par les techniciens eux-mêmes et par un public avide du beau spectacle.
Mais ce type d’animation n’existait-il pas auparavant ?
Oui, c’était l’animation utilisée constamment par de grandes équipes telles que l’Allemagne, l’Angleterre, la Hollande des années 1970, surtout avec l’apparition du football total en Hollande (que malheureusement les coachs néerlandais n’ont pas jusqu’à présent réussi à mieux l’utiliser durant les décennies – de 1990 à 2006).
Mais avec le temps, de nouveaux paramètres notamment les enjeux financiers très importants -- comme je l’avais précisé précédemment -- envahirent le monde du football qui connut une évolution brutale privilégiant, surtout en Europe, la priorité défensive au dépens de l’offensive reléguée au second plan, à tel point que dans les centres de formation, on ne s’occupait plus que de la formation de solides défenseurs. Cette ambition illimitée caractérisée par cette dimension unilatérale vint tout bouleverser encore jusqu’au point de faire oublier l’essentiel de tout sport loisir : le beau spectacle par le bon jeu construit et efficace ne peut être réalisé que par une animation réfléchie visant à tromper sans trop d’efforts ni de risques, la vigilance de l’adversaire.
De nos jours, on n’utilise plus ce style de jeu que sous forme d’opérations momentanées ou improvisées par les bons joueurs et elles restent considérées comme variantes de second rang, auxquelles on n’a malheureusement recours que lorsque toutes les tentatives échouent, alors que le plus logique est d’inverser la formule en l’utilisant depuis le début du matche, comme constante, comme 1ère solution pour son efficacité et sa simplicité d’autant plus que les différentes modifications entreprises au niveau des règles du jeu durant ces dernières décennies aident mieux à réaliser les différents objectifs tactiques escomptés par cette idéologie. Et puis après l’obtention d’un avantage au score, on pourra utiliser aisément tout autre type d’animation…
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